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Mio, adieu, je t’aime
Blogue - Petite vie

Mio, adieu, je t’aime

Aujourd’hui, ce sera un billet triste et hors sujet.

Mon chat est décédé. Mon Mio, mon gros chat que j’ai aimé de tout mon coeur pendant plus de dix ans. Je l’ai adopté quand il était chaton, il est mort un peu jeune, certes, mais je vous assure qu’il a plainement vécu sa vie de chat. Il mangeait sans cesse alors il était obèse mais tout de même joueur et surtout, extrêmement affectueux. C’était le boss de la maisonnée, il chassait les autres animaux s’ils osaient se coucher dans ses endroits préférés, il griffait et mordait les chiens quand ils passaient près de lui, il pourchassait la chatte pour son bon plaisir. Il aimait tous les humains qu’il connaissait, mais il était carrément amoureux de moi. Je n’avais qu’à le regarder pour qu’il se mette à ronronner et la nuit, il dormait au creu de mes bras. Il m’apportait même des balles de laine en guise d’offrandes, ce qui, bien sûr, faisait un bien beau bordel, mais c’était bien trop charmant pour que je me fâche!

Il y a environ neuf mois, il a cessé de manger. Il s’est avéré qu’il faisait de l’insuffisance rénale avancée et que ses reins étaient en phase terminale. Il a alors été hospitalisé quelques jours, pendant lesquels il a griffé et mordu tous les employés de la clinique, se méritant ainsi la mention « chat méchant » dans son dossier (à mes yeux, ça n’a aucun sens)! Depuis, nous lui donnions deux pilules par jour et nous lui faisions des injections de soluté à tous les deux jours. Sans ces injections, il n’aurait pas vécu ces neufs derniers mois de santé et de bonheur. Mais elles étaient dures pour son coeur. Nous le savions, mais nous n’avions aucune idée que ça le tuerait si soudainement… Hier soir, nous avons fait l’injection, et cinq minutes plus tard je l’ai entendu hurler. Je suis accourue et je l’ai vu, couché sur le côté sur son fauteuil préféré. J’ai couru chercher Robert, à notre retour, Mio partait déjà. Robert a tenté de lui faire le bouche à bouche, de masser son coeur (oui, mon Robert est vraiment adorable!), mais ce n’était qu’un tout petit chat, avec une toute petite bouche et un tout petit grand-coeur. Nous l’avons laissé partir. Nous l’avons flatté longtemps, longtemps… Je suis triste. Mais je suis toutefois soulagée de la façon dont il est parti, avec nous, dans son coin préféré de la maison. C’est la fin parfaite pour mon chaton parfait, mais bien sur, je suis en deuil maintenant. Je ne crois pas que ça arrivera, mais j’espère sincèrement que j’aurai un jour la chance de renconter un autre chat aussi merveilleux. Je sais que je vais sonner un peu intense, mais je doute que quiconque ne m’ait jamais autant aimée que ce chat l’a fait. J’adore les chats mais je suis plutôt du type « chien », et pourtant, je ne pense pas que mes chiens, aussi merveilleux aient-ils tous étés, ne m’aient autant aimée. Ce chat m’aimait d’une façon unique, et je me suis toujours sentie honorée par tout cet amour. J’ai l’impression qu’il gardera une place bien spéciale dans mon coeur, pour toujours.

Mais la vie continue. Nous parlons déjà d’adopter un autre chaton. Je commence tout juste à accepter que la vie des animaux est drôlement courte, et que c’est ainsi que ça doit être. Dans les cinq dernières années, j’ai perdu mes quatre grands-parents, mes deux vieux chiens et maintenant mon Mio, et quelque part, je commence à m’habituer à cotoyer la mort. Comprenez-moi bien, je m’y habitue sans qu’elle ne m’indiffère. Seulement, j’accepte qu’elle fait partie de l’ordre normal des choses. C’est peut être l’apprentissage le plus important que je ferai cette année, cette décénie, ou durant toute ma vie, et je suis très heureuse de le faire. J’ai été chanceuse d’être là quand Mio est parti. Que Martha lèche mes larmes deux minutes avant sa mort. De tenir la patte de Baki lorsqu’elle est décédée. Sentir la mort tout près de moi me donne un sentiment tellement fort, de peine, de bien-être, et de confiance. Naître, vivre, mourir… ainsi va la vie. Dans un monde où il est difficile d’avoir une foi inconditionnelle en quoi que ce soit, les humains, la médecine, la science, la religion et tout ça, je ne suis certaine que d’une seule chose : les humains et les animaux vivent et meurent. Pour une raison que j’ignore, cette simple pensée me rassure parfaitement. J’imagine que c’est tellement plus grand que tout ce que je ne serai jamais, que tout ce que je peux faire est d’accepter et de laisser aller.


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